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Pourquoi songer à récupérer l’eau de pluie et quelle solution choisir aujourd’hui ?

Avec les défis posés par le changement climatique où les épisodes de sécheresse sont de plus en plus courants, la récupération de l’eau de pluie apparaît comme une solution à la fois écologique et économique. Cela dit, récupérer l’eau tombée du ciel est une chose, encore faut-il lui trouver des usages pertinents ! Dans cet article, on vous donne ainsi quelques raisons valables d’avoir une réserve d’eau de pluie puis on vous guide sur le type de solution le plus adapté en fonction de vos besoins et d’autres critères rationnels.

Pourquoi récupérer l’eau de pluie au juste ?

Si les solutions pour récupérer l’eau de pluie ont tendance à se diversifier à mesure que les mois passent, ce n’est pas qu’une question de mode. Quand on sait en plus qu’un récupérateur d’eau de pluie est relativement encombrant, il est nécessaire de justifier une telle pratique. Voici les principales raisons qui prévalent selon nous.

Une ressource naturelle et surtout précieuse

En France, nous avons été relativement épargnés par les pénuries d’eau jusqu’à maintenant. Il faut dire que nous vivons dans un pays au climat tempéré où les précipitations sont fréquentes. Selon le commissariat général au développement durable, la moyenne annuelle des précipitations serait ainsi de 512 milliards de m3 d’eau, soit 932 mm. Toutefois, cette moyenne cache en réalité de fortes disparités entre les différentes régions de l’Hexagone.

Par exemple, la moyenne annuelle est d’environ 1 600 mm dans la partie occidentale des Pyrénées alors qu’elle est de 600 mm dans le Maine-et-Loire. D’autre part, avec le réchauffement climatique, on a pu voir des épisodes de sécheresse être ensuite accompagnés de fortes pluies. Les sols n’ont malheureusement pas le temps de stocker l’eau, d’où un niveau inquiétant des nappes phréatiques dans certaines régions.

Par conséquent, l’eau portable a tendance à devenir plus rare et précieuse au fil des années. Utiliser l’eau de pluie pour les besoins non potables réduit alors la pression sur les réserves d’eau et contribue à la préservation de cette ressource vitale.

Des économies à la clé en plus d’une certaine autonomie

Toujours en moyenne, une personne vivant en France utilise 150 litres d’eau par jour. Vous conviendrez que c’est loin d’être négligeable en termes de coût. Il se trouve que cette consommation peut être significativement réduite par l’usage de l’eau de pluie. Nous pensons notamment à toutes sortes de tâches de la vie courante telles que l’arrosage du jardin, le lavage de la voiture ou encore le nettoyage extérieur. On peut même utiliser cette eau qui ne provoque pas de dépôts de calcaire pour sa machine à laver.

Bien sûr, il faut rappeler qu’il est fortement déconseillé de boire de l’eau de pluie ou de se laver avec pour des raisons d’hygiène. Néanmoins, vous réalisez tout de même des économies sur votre facture et vous gagnez en autonomie !

Un geste pour l’environnement immédiat

Imaginons la situation suivante : il y a une pénurie d’eau généralisée dans votre région et il est demandé à chaque citoyen de limiter sa consommation en eau. Le problème, c’est que vous tenez à votre potager, même si vous comprenez bien qu’il n’est pas prioritaire dans ce type de situation d’urgence. Toutefois, si vous avez stocké de l’eau de pluie par vos propres moyens, rien ne vous empêche d’y avoir recours. Vous pouvez participer alors à l’effort général sans vous sentir personnellement pénalisé.

Dans une moindre mesure, vous contribuez également à la réduction de la demande en eau potable, ce qui est bénéfique pour l’environnement qui vous entoure.

Quelle solution choisir à l’heure actuelle ?

En lisant les lignes précédentes, vous avez peut-être été convaincu d’acquérir un récupérateur d’eau de pluie digne de ce nom. Nous vous recommandons cela dit de ne pas vous précipiter puisque si vous optez pour un modèle de collecteur d’eau peu adapté, vous risquez de le délaisser. Voici un petit guide pour vous orienter vers ce qu’il y a de mieux pour vous.

Bien comprendre le fonctionnement

Intéressons-nous dans un premier temps au fonctionnement d’un système de récupération d’eau de pluie dans sa forme la plus basique dans une maison classique. Celui-ci est constitué d’une toiture qui va retenir l’eau temporairement, de gouttières qui vont l’acheminer et enfin d’une cuve de stockage qui va être directement raccordée aux gouttières. Cette dernière peut être hors sol ou enterrée. Les particuliers optent le plus souvent pour un modèle hors sol puisqu’il est muni d’un robinet qui permet de distribuer l’eau de pluie plus facilement.

Autrement, il est conseillé d’ajouter un filtre afin d’éviter que les feuilles ou encore les insectes ne soient de la partie.

Le choix de la capacité de stockage idéale

Les récupérateurs d’eau de pluie sont vendus dans des capacités de stockage allant de 100 litres jusqu’à 1000 litres si on se concentre sur les modèles hors sol. Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour déterminer le volume le plus approprié : 

  • Vos besoins : réfléchissez à la manière dont vous comptez utiliser l’eau de pluie collectée. Arrosage d’un jardin ? Lavage de voiture ? Alimentation d’une machine à laver ? Les besoins ne sont pas les mêmes chez tout le monde et influenceront la capacité nécessaire de votre cuve de récupération d’eau de pluie.
  • La pluviométrie de votre région : si les précipitations sont rares dans votre ville, une cuve de capacité trop importante ne sera jamais remplie. Autant donc se contenter d’un modèle plus petit et moins encombrant.

Les matériaux de la cuve de stockage

Enfin, le matériau de fabrication du récupérateur d’eau de pluie n’est pas un élément à négliger puisqu’il joue un rôle sur sa durabilité. Voici ceux qui sont les plus populaires aujourd’hui : 

  • Le plastique : léger et peu coûteux, c’est le plus souvent choisi pour les installations hors sol. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il peut se dégrader sous l’effet des UV si la cuve est exposée au soleil.
  • Le polyéthylène : c’est un matériau plus résistant que le plastique simple. Il est aussi un peu plus coûteux en contrepartie. Sa durabilité en fait un choix populaire pour de nombreux propriétaires.
  • Le béton : c’est l’idéal pour les cuves enterrées de grande capacité. Rappelons qu’il s’agit d’un matériau durable qui protège l’eau de la lumière et des variations de température. Toutefois, il faut souligner que son installation est plus complexe et onéreuse.
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Mireille Rancourt
Mireille Rancourt
Journaliste spécialisée dans le décryptage des actualités environnementales et consultante pour la transition énergétique des entreprises.

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